La cuisine antillaise est en constante évolution. Depuis quelques années, les maîtres de cette cuisine créent de nouvelles recettes, savoureuses variations de recettes ancestrales adaptées au goût du jour...
De simple et familiale, la cuisine créole a su, grâce aux talents de ses grands chefs, évoluer vers une cuisine gastronomique qui mélange avec délices tradition et odernité. L’évolution du tourisme, entrant et sortant, ainsi que celle des modes de vie davantage tournée vers les loisirs, a favorisé cet enrichissement.
Pour preuve, les grandes tables de la gastronomie créole
qui « réinventent » les traditions culinaires de notre terroir, les métissant parfois avec d’autres, pour concevoir une « nouvelle » cuisine créole, aux mets fins et savoureux, exotiques et originaux, gourmands et gourmets...
Concours et festivals sont autant de vitrines de cette évolution qui se nourrit d’un savoir-faire perpétué de génération en génération, avec la volonté de valoriser une culture enracinée dans son histoire.
C’est là un signe à la fois de l’originalité et de l’indestructible renommée, que la cuisine créole entretient dans le processus évolutionnaire des gastronomies mondiales, auquel elle participe et où elle s’enracine de plus en plus, en gardant intactes son essence, son identité et toutes ses qualités.
C’est alors qu’elle s’impose partout, de la manière la plus frappante, parce que, du fait de son histoire, elle a été conçue et nourrie dans le creuset des cuisines mères des Antilles, partageant une identité régionale commune au sein de la cuisine créole. C’est ce qui fait que les grands restaurateurs, en internationalisant celle-ci, accentuent encore plus son authenticité, en la distinguant de toutes les autres cuisines...
C’est notamment par ses épices que la cuisine créole
marque sa signification entière, et s’impose partout...
Le boudin créole, à lui seul, mobilise les ingrédients du bouquet pays vendu dans les marchés : persil, laurier et feuilles de bois d’Inde, sans oublier les deux piments forts pour cent grammes de farine. Le colombo de mouton met en évidence les caractéristiques essentielles de la poudre venue du Sri Lanka, mélangée à nos inévitables piments, aux feuilles de thym, aux gousses d’ail et aux ciboulettes.
Bâtons de cannelle, clous de girofle, poivre noir, oignons pays, noix de muscade, et autres graines de fenugrec, font partie intégrante du climat normal de la cuisine créole, comme aliments de ses saveurs.
Sans ses épices en effet, qu’adviendrait-il de celle-ci ? Si elle fait la joie de bien des tables à travers le monde, c’est qu’elle illustre, notamment, une certaine excellence dans la proportion savamment étudiée de ses ingrédients. La cuisine créole se plait, en effet, dans la saveur piquante et excitante qui stimule agréablement le goût des convives d’ici et d’ailleurs.