La présentation de Vaval, principal bwabwa (personnage à l’effigie d’un homme politique ou d’une célébrité) se fait le dimanche gras dans les rues de la capitale accompagné des reines de Carnaval. Le lundi gras est le jour du mariage burlesque. Des couples (hommes en femmes et femmes en hommes) font des parodies de mariage dans les rues.
De dimanche à mardi, les tenues changent, l’ambiance monte...
Le mardi gras est l’un des jours où la ferveur populaire est la plus grande, les carnavaliers sont en rouge et noir, les diables rouges ornés de cornes sur la tête et de bouts de miroirs cassés sur le corps sortent et essayent d’effrayer les enfants, le mercredi des cendres, les carnavaliers sont en noir et blanc en signe de deuil, après avoir annoncer la mort de Vaval aux avis d’obsèques le matin. Les diablesses se montrent avec leurs feuilles de corossol, les hommes déguisés en femmes pleurent la mort de leur mari Vaval et font parfois des parodies d’enterrement dans les rues. Vaval est incinéré à la tombée de la nuit.
On danse beaucoup dans les rues le matin dans les vidés en pyjama, l’après-midi et dans les soirées privées le soir.
Les “vidés” sont un grand rassemblement de personnes qui défilent dans les rues sur des rythmes de carnaval au son des sonos des chars ou des groupes à pied, tout le monde peut y participer. Il n’est pas rare de venir juste pour regarder les parades, et de rentrer dans le carnaval pour s’amuser, tant l’ambiance est bonne et chaude.
Au carnaval on retrouve les boibois (pantins de bois), les mariannes la peau figue (personnages déguisés avec des peaux de bananes) ; les nègres gwo siwo(personnages symbolisant les esclaves, ils sont badigeonnés de sirop de canne mélangés avec du charbon, ils font fuire la foule. Il y a les traditionnels Makoumè (hommes travestis en femmes), les diables rouges (inspirés des masques d’Afrique), les labwajak voitures retapées et décorées plus ou moins humoristiquement..