Depuis toujours, l’économie martiniquaise est largement ouverte vers l’extérieur : espace régional, partie intégrante de la France, région ultrapériphérique pour l’Union européenne, mais aussi espace d’échanges commerciaux avec la zone caraïbe. C’est dire que la structure de l’économie martiniquaise a évolué considérablement, au sein d’un monde moderne, où se fait sentir l’emprise de la contrainte extérieure.
C’est ainsi que l’approche traditionnelle par les activités
agricoles (canne, banane, rhum) perd en importance, pour
répondre simultanément aux exigences de l’offre et de la
demande.
Cependant, des efforts sont faits par les Collectivités et les entreprises, pour limiter les déséquilibres et diversifier les productions dans des secteurs pouvant jouer le rôle de « locomotives » pour l’emploi, tels la construction, le commerce, les transports, l’administration, sans oublier le tourisme, pôle
d’activité majeur du secteur marchand en Martinique.
Troisième secteur économique de l’île, l’industrie martiniquaise est un secteur essentiel pour l’économie locale, qui montre chaque jour son dynamisme.
Les industries locales se sont engagées dans le développement d’une offre riche et variée, grâce notamment à la qualité des matériaux et des fabrications, l’adaptation aux goûts et aux spécificités locales, l’effort important de formation des hommes et des femmes qui les composent, l’intégration des technologies de pointe dans les procédés de fabrication, assurant ainsi des qualités de production comparables aux industries européennes.
L’ouverture de l’espace économique s’avère nécessaire, et elle s’organise dans un double mouvement d’intégration à l’espace institutionnel français et à la communauté européenne, tout en pensant le dépassement de la citoyenneté vers la Caraïbe et les Amériques.
Suite de l’article : Regards sur l’Industrie de la Martinique